En quelques mots

Le mot de SUMI Sensei

Tout d'abord, je tiens à remercier du fond du cœur tous ceux qui organisent cet évènement amical : le 5e échange des arts martiaux entre Bordeaux et Fukuoka.

Nous, amateurs de budo de Fukuoka qui visitons Bordeaux depuis ces quatre dernières années, nous sommes profondément impressionnés et apprécions vos attitudes d'entraînement sincères et sérieuses.

Au travers du keiko, nous pouvons vivre une meilleure compréhension mutuelle en dépassant nos différences : différences d'expériences de niveaux et de grades. Cela nous permet d'alimenter notre pleine motivation dans notre propre entraînement. Différences de coutumes de vie, de culture et d'environnement d'entraînement d'entraînement, nous avons construit des relations humaines avec respect en tant que camarades en quête de mêmes valeurs sur la même voie. 


Un des objectifs de l'entraînement du Budo est le développement mental de l'esprit. Le point de départ est la collision violente entre deux personnes combatives. Si l'on conserve une attitude égoïste dans ce cas de figure, il n'est pas possible d’améliorer sa personnalité, sa relation aux autres et ses qualités humaines. Dans les combats d'arts martiaux sont utilisés au maximum le cœur, les techniques et le corps, avec un état d'esprit spécifique et indispensable que l'on trouve dans les notions de Aïki : l'union du Ki ou plutôt la coordination du ki mutuel ; Kiatari : la projection du Ki.  
Cela fait partie du Kigamaé : le Ki de la garde, c'est à dire l'état d'esprit à partir de laquelle on peut ressentir et prévoir les mouvements de l’adversaire permettant des attaques et l'utilisation de techniques telles que ôji-waza, shikake-waza. 

Au travers de ces expériences de combat offensif-défensif, les budokas peuvent apprendre à s'harmoniser avec autrui : c'est à dire à cultiver un mental de qualité tel que le préconise l'enseignement dans les "Entretiens de Confucius" Washité Dôsezu, s'harmoniser, plutôt que se conformer. 

Ne nous attachons donc pas aux résultats : gagné, perdu ! frappé, ramassé ! mais partageons les expériences de l'esprit sincère… réfléchissez après l'attaque, remerciez après avoir "ramassé" ! 

Sumi sensei et Vincent Guadarrama (Photo Anne-Marie Chauvergne)


Le mot de Vincent Guadarrama, Président de la CRK DR NOUVELLE AQUITAINE

Fleur de cerisier et feuille de vigne, deux cultures aux antipodes qui se rencontrent à travers les arts martiaux que sont le Kendo et le Naginata et où chacun essaie de trouver l'harmonie en soi et avec les autres. Nous pouvons être admiratif et contemplatif de l'esthétisme de cette nature où le plaisir des yeux ou de la bouche s'amplifie à un moment donné et, parfois, jusqu'à l'enivrement. Que ce soit au Japon ou en France, l'une des forces de cette nature est également de pouvoir relier les gens entre eux, la plupart du temps sur une nappe pour partager ces moments éphémères bien précis. 

Si certains ne savent pas encore suffisamment déguster ces instants, il suffit simplement d'être plus attentionné, de prendre pleinement conscience de l'ici et du maintenant et de rendre disponible son esprit au monde qui nous entoure. La pratique des arts martiaux nous entraine à cultiver et à développer un tel état d'esprit. 

Ce 5e échange Bordeaux-Fukuoka est la rencontre de l'énergie du cerisier avec l'énergie de la vigne : il existe peu d'endroit où un tel évènement peut se produire, nous remercions de tout cœur M. et Mme SUMI ainsi que toute la délégation japonaise !    

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